Je n'ai pas pour habitude de relayer les dépêches de l'AFP, mais celle de ce matin tombée à 7h58 est incontournable. Elle décrit une Maison Blanche en pleine tempête, alors que son locataire le président-capitaine Trump quitte provisoirement son navire qui prend l'eau, pour sa première tournée présidentielle à l'étranger.
Voyez plutôt :
"Fin janvier, des jeunes recrues entraient à la Maison Blanche pleines
d'enthousiasme et de fierté à l'idée de servir leur pays dans la
nouvelle administration du président Donald Trump.
Quatre mois plus tard, leur mission, censée être une expérience
extraordinaire dont ils se vanteront un jour auprès de leurs
petits-enfants, commence à ressembler davantage à un énorme boulet
qu'ils traînent autour du cou.
En s'envolant vendredi pour son premier voyage à l'étranger, Donald
Trump laisse derrière lui une Maison Blanche assiégée et des jeunes
conseillers de plus en plus démoralisés.
Mercredi soir, la nomination d'un procureur spécial pour enquêter
sur les liens entre le cercle rapproché de Donald Trump et la Russie est
tombée comme un coup de tonnerre.
Sur une télévision accrochée au mur, les commentateurs des chaînes
d'information lâchaient les mots de "collusion", "grand jury",
"destitution", encaissés comme des coups de poing par des assistants du
président muets et stupéfaits. Les employés du service de communication allaient et venaient de leurs
bureaux en salles de réunion pour tenter de trouver une façon positive
de présenter cette nomination qui pourrait bien rester comme une tache
indélébile sur la présidence de Donald Trump.
Pendant des mois, ces employés de l'administration Trump ont vécu
l'épuisement, les déchirements, les coups bas et l'atmosphère de crise
perpétuelle de la Maison Blanche.
Ce dernier développement - point d'orgue d'une semaine de tumultes d'une
intensité que la Maison Blanche a rarement connu - s'est joué sous les
regards du monde entier.
Les talents de meneur d'hommes de Donald Trump, vantés par certains, ne
se sont pas exprimés à la Maison Blanche, où les coups en douce et les
rumeurs quotidiennes de limogeage sont devenus la norme.
En privé, les employés se plaignent de l'incompétence de
l'administration et du sous-effectif. Les conseillers les plus juniors
se demandent souvent s'ils vont pouvoir retourner à leur travail le
lendemain, parfois avec le désir inavouable d'être enfin délivrés.
D'autres disent qu'ils cherchent une porte de sortie ou qu'ils songent à prendre un avocat.
Les républicains qui se sont vus demander s'ils étaient intéressés par
un poste à la présidence se tiennent prudemment à distance.
Pour le porte-parole de la Maison Blanche, Sean Spicer, ce désastre vire
à l'humiliation publique. Tourné en ridicule par les humoristes, moqué
par les correspondants de la Maison Blanche et presque rituellement
contredit par le président, Sean Spicer a également dû supporter
d'entendre ses collègues dire aux journalistes qu'il sera bientôt
limogé.
Pour ceux de l'équipe Trump qui restent à Washington, la semaine prochaine offrira peut-être un répit."
On leur souhaite :-)
Fred Deion
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